Couvreurs à Versailles › Lexique › Zinguerie
Qu’est-ce que la zinguerie ?
La zinguerie rassemble les pièces métalliques qui évacuent l’eau et rendent les toitures étanches : gouttières, chéneaux, abergements, noues.
La zinguerie désigne l’ensemble des éléments métalliques d’une toiture qui recueillent et évacuent les eaux de pluie (gouttières, chéneaux, descentes) ou ferment ses points singuliers en assurant leur étanchéité (abergements, noues, rives, faîtages).
- 1Versant (pan)
- 2Croupe
- 3Arêtier
- 4Faîtage
- 5Noue
- 6Chien assis
- 7Fenêtre de toit
- 8Abergement de cheminée
- 9Gouttière
- 10Descente d’eaux pluviales
- 11Crapaudine
Le mot vient du métal qui a longtemps dominé le métier. Le Trésor de la langue française (CNRTL) lui donne trois sens : le travail de ce métal, l’atelier où on le façonne, et, par extension, l’« ensemble des éléments en zinc (ou revêtus de zinc) d’un bâtiment ». C’est ce dernier sens qu’emploient les couvreurs, quel que soit le matériau réellement utilisé. Sur le schéma ci-dessus, les principaux éléments de zinguerie sont surlignés : gouttière, descente, abergement, noue.
Son rôle tient en deux mots : recueillir et protéger. Recueillir l’eau de pluie qui tombe sur les pans du toit pour l’éloigner des murs de la maison ; protéger contre les infiltrations tous les points où la couverture s’interrompt. Elle contribue ainsi autant à l’étanchéité qu’à la protection de la construction. Pour les prix et les devis, voir notre page dédiée aux travaux de zinguerie à Versailles.
Les ouvrages de zinguerie d’une toiture
Le référentiel du titre professionnel de couvreur-zingueur, publié par France Compétences, décrit précisément le champ du métier. On peut classer les ouvrages en quatre familles.
- L’évacuation des eaux pluviales. Gouttières et chéneaux recueillent l’eau en partie basse du toit, les naissances la dirigent vers les descentes, une crapaudine en protège l’entrée. C’est la partie la plus visible et la plus sollicitée.
- Les raccords d’étanchéité. Selon France Compétences, la zinguerie concerne « tous les abergements de mur, cheminée, châssis et pénétrations diverses ». L’abergement habille une souche de cheminée ; la noue canalise la pluie à la jonction de deux versants, en assurant la continuité de la couverture.
- Les protections des parties en saillie : rives, faîtages, arêtiers, égouts. Chaque bande métallique protège le bois de charpente et les tranches de la couverture contre l’humidité et les intempéries.
- Les habillages et couvertures métalliques : jouées de lucarnes, bandeaux, couvertures entières en feuilles. À Versailles, les terrassons des combles à la Mansart en sont l’exemple le plus courant.
Ces travaux sont réalisés en même temps que la couverture lors d’une rénovation, ou séparément quand un seul élément de zinguerie est en cause. Ils touchent aussi l’isolation : un habillage métallique mal raccordé laisse passer l’air et l’humidité dans l’isolant des combles.
Gouttière pendante, nantaise, havraise : les formes courantes
Ootravaux distingue trois grandes familles :
- la gouttière pendante, accrochée par des crochets sur la planche de rive ou au bout des chevrons. Selon le guide de Distriartisan, la demi-ronde pendante est « la plus répandue » ;
- la gouttière rampante, installée sur le premier rang de tuiles ou d’ardoises. La nantaise a un relevé à angle droit, la havraise un relevé arrondi ;
- le chéneau, un canal plus large, encastré ou posé sur un support en bois, qui recueille l’eau à la base de la toiture, souvent derrière une corniche.
Sur les immeubles anciens du centre de Versailles, chéneaux et modèles havrais sont fréquents ; sur les pavillons de Viroflay ou du Chesnay, la demi-ronde pendante domine. Les Couvreurs Versaillais détaillent les modèles et leur installation sur leur page gouttière.
Les matériaux et leur durée de vie
Le CIDJ indique que le couvreur-zingueur travaille des tôles de différentes natures (inox, acier galvanisé, aluminium…) « qu’il pose par soudure et agrafage ». Le PVC complète cette liste pour les maisons récentes. Chaque métal a sa longévité et son épaisseur minimale :
| Matériau | Longévité indiquée | Épaisseur mini d’un chéneau |
|---|---|---|
| Zinc | plus de 30 ans (Ootravaux), 80 ans et plus selon VMZINC | 0,65 mm |
| Cuivre | plus de 50 ans | 0,50 mm |
| Acier galvanisé | plus de 30 ans | 0,75 mm |
| Aluminium | plus de 20 ans | non précisé |
| PVC | une vingtaine d’années | non concerné |
Longévité : Ootravaux, sauf mention contraire ; épaisseurs : Fédération française du bâtiment, d’après son tableau des matériaux pour chéneaux supportés. Les fabricants vendent couramment les profils nantais en 0,65 et 0,80 mm, selon la fiche VMZINC. L’écart entre les durées annoncées tient surtout à la qualité d’exécution : un métal fixé sans jeu de dilatation, ou au contact d’un métal incompatible, se perce bien plus tôt. Un ouvrage bien conçu reste durable ; c’est la meilleure façon d’éviter des reprises coûteuses.
À Versailles, le choix n’est pas totalement libre. Le règlement du plan de sauvegarde admet plusieurs métaux en couverture, mais précise que « les jouées des lucarnes ne doivent pas être refaites en zinc ». Voir notre page sur la toiture en secteur sauvegardé.
Qui réalise ces ouvrages
Le Larousse décrit le zingueur comme l’ouvrier qui travaille le zinc par découpage, cintrage et soudure à l’étain, ou plus largement comme un ouvrier couvreur chargé des revêtements de ce type. Dans les faits, la plupart des entreprises de couverture assurent les deux métiers : le couvreur installe les tuiles ou les ardoises et façonne les raccords qui vont avec. La spécialité s’apprend après le CAP avec un certificat de spécialisation d’un an, selon l’Onisep.
Pour un chantier de rénovation, mieux vaut confier les deux lots à la même entreprise : les jonctions entre couverture et pièces métalliques sont précisément les points de fuite. Les Couvreurs Versaillais, classés n°1 de notre comparatif, présentent leurs travaux de zinguerie sur leur site.
Normes, entretien et prix
Les travaux de zinguerie obéissent à des documents techniques unifiés. Selon la FFB, gouttières et chéneaux associés aux couvertures relèvent du DTU 40.5 « Travaux d’évacuation des eaux pluviales », et leur dimensionnement du NF DTU 60.11. Les couvertures en feuilles de ce métal ont leur propre texte, le NF DTU 40.41. Un professionnel sérieux indique sur son devis la fiche technique des produits, les épaisseurs et les sections prévues, pour garantir un écoulement suffisant.
L’essentiel de l’entretien se résume à un nettoyage régulier et à la vérification des soudures et des fixations, en assurant que rien ne bloque l’écoulement. Un ouvrage qui déborde ou goutte au niveau d’un joint signale souvent une évacuation bouchée ou une pente insuffisante. Côté budget, Ootravaux donne 13 à 19 € le mètre linéaire pour une gouttière nantaise et 12 à 18 € pour une havraise, hors pose. Les prix posés, les remplacements de descentes et les reprises d’abergement sont sur notre page prix.
Sources : CNRTL — Définition de zinguerie (TLFi) · Larousse — Zingueur · France Compétences — RNCP1798, titre professionnel couvreur-zingueur · CIDJ — Couvreur / couvreuse : métier, salaire, formation · Onisep — CS zingueur · Ootravaux — Comprendre les différents types de gouttière · Ootravaux — Choisir le matériau de sa gouttière · Distriartisan — Guide de pose gouttière zinc (PDF) · FFB — Mise en œuvre des évacuations des eaux pluviales · Batiproduits — Gouttières nantaises à ourlet (VMZINC) · VMZINC — 50 ans de garantie (durée de vie) · Batirama — La liste des DTU à jour · Ville de Versailles — Règlement du plan de sauvegarde et de mise en valeur.
questionsfréquentes
Quelle différence entre zinguerie et couverture ?
La couverture est le revêtement principal du toit : tuiles, ardoises ou feuilles métalliques. La zinguerie rassemble les ouvrages qui l’accompagnent : gouttières, chéneaux, descentes, abergements, noues, rives. Les deux sont généralement réalisées par la même entreprise.
Une zinguerie peut-elle être en cuivre ou en PVC ?
Oui. Malgré son nom, elle peut être en cuivre, en acier galvanisé ou en inox, et les évacuations des maisons récentes sont souvent en PVC. Le choix dépend du budget, de l’esthétique recherchée et, à Versailles, des règles du secteur sauvegardé.
Combien de temps dure une gouttière ?
Selon Ootravaux, une vingtaine d’années pour le PVC, plus de 30 ans pour l’acier galvanisé et plus de 50 ans pour le cuivre. Le fabricant VMZINC annonce 80 ans et plus pour ses produits. Un entretien régulier et une exécution qui respecte la dilatation du métal comptent autant que le matériau.