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Toitures versaillaises, illustration de l’article « Sous-toiture »

Couvreurs à Versailles › Lexique › Sous-toiture

Lexique de la toiture · Étanchéité et isolation

Qu’est-ce que la sous-toiture ?

Sous les tuiles ou les ardoises, une membrane discrète arrête la pluie poussée par le vent et la neige poudreuse. Bien choisie et bien posée, elle protège l’isolant et la charpente pendant des décennies.

Définition

La sous-toiture désigne l’écran posé sous les éléments de couverture, entre les chevrons et les liteaux. Il recueille l’eau qui passe sous les tuiles et la renvoie vers la gouttière, sans être l’étanchéité principale du toit.

Coupe d’un versant isolé par l’extérieur (sarking)EXTÉRIEURINTÉRIEUR12345678
Coupe d’un versant isolé par l’extérieur (sarking)
  1. 1Tuiles
  2. 2Liteaux
  3. 3Contre-liteaux
  4. 4Écran de sous-toiture
  5. 5Isolant
  6. 6Pare-vapeur
  7. 7Platelage (voliges)
  8. 8Chevrons

À quoi sert un écran de sous-toiture

Une couverture en tuiles ou en ardoises n’est pas parfaitement étanche. Par vent fort, la pluie remonte entre les éléments ; en hiver, la neige poudreuse s’infiltre sous les tuiles ; et une tuile cassée laisse passer l’eau directement dans le comble. L’écran de sous-toiture est la deuxième ligne de défense : une membrane tendue sous les liteaux qui recueille ces infiltrations d’eau et les renvoie vers la gouttière.

Son rôle reste secondaire. La notice de pose diffusée par Chausson, qui résume le DTU 40.29, le rappelle en tête : « les écrans souples n’ont pas comme fonction de réaliser le plan d’étanchéité de la toiture ». C’est la couverture qui assure l’étanchéité ; l’écran apporte une protection de secours contre les infiltrations, limite les entrées d’air et de poussière dans le comble, et contribue à protéger l’isolant et la structure en bois. Cette protection compte surtout pendant les épisodes de pluie battante. Sur le schéma de coupe ci-dessus, il apparaît en surbrillance entre les chevrons et les contre-liteaux.

À ne pas confondre avec le pare-vapeur, posé côté intérieur, sous l’isolant : l’écran est côté extérieur et freine l’eau qui vient du dehors, le pare-vapeur freine l’humidité qui vient de la maison. Les deux membranes travaillent ensemble dans une toiture isolée, et c’est leur association qui rend la paroi durable. La même logique s’applique en façade : les écrans pare-pluie protègent les murs à ossature bois avant la pose du bardage.

Les types d’écrans : souples ou rigides

Le site QuelleEnergie distingue cinq familles de produits souples :

  • les écrans écologiques, à base de fibres naturelles comme le lin ;
  • les membranes bitumineuses, plus lourdes, avec une résistance au vent plus élevée ;
  • les écrans synthétiques, légers, dont la pose est rapide ;
  • les écrans HPV, à haute perméabilité à la vapeur, qui permettent d’éviter la condensation ;
  • les écrans réfléchissants, qui renvoient une partie du rayonnement infrarouge, donc de la chaleur, ce qui intéresse les combles habités en été.

Les matériaux et la performance varient d’une gamme à l’autre : résistance à la déchirure, résistance à l’eau, tenue aux UV pendant les travaux. Le choix se fait sur la fiche technique de chaque produit, et pas seulement sur le prix : un écran adapté à une construction neuve ne convient pas toujours à une rénovation. Chaque famille a ses avantages, et le couvreur doit justifier son choix.

À côté de ces membranes, il existe des solutions rigides : des panneaux posés sur un platelage ou intégrés à une isolation par l’extérieur. La notice Chausson classe la pose « au contact d’un isolant thermique mis en œuvre par l’extérieur » (panneaux sandwich, technique du sarking) parmi les cas réservés aux écrans HPV, avec un pare-vapeur obligatoire en sous-face, et renvoie pour ces systèmes aux Avis techniques. Les Couvreurs Versaillais présentent cette solution sur leur page sarking à Versailles.

Écran HPV ou non : la question de la vapeur d’eau

La perméabilité à la vapeur d’eau d’une membrane se mesure par sa valeur Sd, en mètres : plus elle est basse, plus la vapeur traverse facilement. Un écran HPV (haute perméabilité à la vapeur) laisse sortir la vapeur d’eau qui monte de la maison tout en arrêtant la pluie. La fiche de l’écran Koratech ST 160-AD, par exemple, affiche une valeur Sd de 0,09 m et une homologation du CSTB ; elle admet la pose directe sur l’isolant ou sur chevrons jusqu’à 90 cm d’entraxe, et aussi une pose en mur, sous le bardage d’une façade de maison à ossature bois.

Cette différence change l’installation. Un écran non HPV doit être ventilé en sous-face : on le pose en maintenant une lame d’air entre la membrane et l’isolant, sinon l’humidité de la maison se condense contre l’écran. Un écran HPV peut être posé au contact de l’isolant, ce qui fait gagner de l’épaisseur d’isolation dans les combles aménagés. Le choix dépend donc du projet et de la protection recherchée : comble perdu ventilé, comble habité isolé entre chevrons, ou isolation par l’extérieur. Dans tous les cas, la qualité du pare-vapeur intérieur reste indispensable à l’efficacité de l’ensemble.

Est-il obligatoire ? Ce que prévoient les normes

Selon QuelleEnergie, les normes ne l’imposent pas pour toutes les toitures, mais le recommandent. Elles le rendent obligatoire dans trois situations : les couvertures posées à claire-voie, les toitures à faible inclinaison, et les toitures en site exposé, c’est-à-dire les zones de montagne ou proches des côtes définies par une carte. Les conditions climatiques et l’exposition au vent décident donc, avec le matériau, de l’obligation. Pour la plupart des projets de rénovation en plaine, l’écran n’est pas exigé par la norme mais reste recommandé.

En pratique, un écran est posé sur la plupart des réfections de toiture, pour une raison simple : il coûte peu au moment où le toit est ouvert, et il devient très coûteux d’en ajouter un plus tard. C’est particulièrement vrai sur les toits isolés, où l’écran protège un isolant qui n’aime pas l’eau. Le DTU 40.29, d’après la notice Chausson, s’applique en dessous de 900 m d’altitude ; les couvertures en feuilles métalliques ne sont pas visées et relèvent du DTU 40.41. Le secteur de Versailles entre dans ce cadre.

Comment poser un écran sur chevrons

La notice Chausson résume les règles du DTU 40.29 pour les écrans souples :

  • l’écran est posé tendu, perpendiculairement à la ligne de plus grande inclinaison, sur des chevrons ou des fermettes espacés de 90 cm au plus ;
  • une contre-latte d’au moins 2 cm d’épaisseur et 3,6 cm de largeur est clouée sur chaque chevron, par-dessus l’écran, pour créer une circulation d’air entre la membrane et les tuiles ;
  • les lés se recouvrent de 20 cm pour une pente inférieure ou égale à 30 %, et de 10 cm au-delà ;
  • au faîtage, un écran non ventilé en sous-face doit laisser ventiler le faîtage, alors qu’un écran HPV est raccordé de façon continue ;
  • autour d’une cheminée ou d’une fenêtre de toit, un déflecteur dévie les écoulements, notamment en cas de neige poudreuse infiltrée.

La même notice précise que l’ancienne pratique consistant à poser l’écran non tendu n’est plus admise : seule la pose tendue avec contre-latte assure la circulation d’air. Les liteaux sont ensuite cloués sur les contre-lattes, et le support de couverture est prêt à recevoir les tuiles. En rénovation, cette pose par l’extérieur impose de déposer la couverture : c’est pourquoi l’écran se prévoit au moment d’une réfection, à partir du moment où les tuiles sont retirées. Une mise en œuvre optimale, sur un chantier protégé des intempéries jusqu’à la repose des tuiles, est la meilleure garantie de lés étanches et d’un écran durable. À partir de là, l’écran reste en place pour toute la vie de la couverture.

Prix d’un écran de sous-toiture

Selon QuelleEnergie, le produit coûte entre 0,70 € et 24 € le m² selon ses propriétés, les modèles HPV et réfléchissants étant les plus chers, et la main-d’œuvre se situe entre 10 et 20 € le m². Ce poste reste modeste à l’échelle des travaux de réfection, dont le budget est détaillé sur notre page prix de réfection de toiture à Versailles. Si l’écran accompagne une isolation des rampants, voyez aussi les prix d’isolation de toiture.

Avant de signer, posez deux questions au couvreur : l’écran prévu est-il HPV, et sous quelles conditions de ventilation sera-t-il posé ? La réponse dit beaucoup de la durabilité des travaux. Une offre qui ne précise ni le produit ni la ventilation mérite un retour vers l’entreprise avant de signer. Pour le déroulé complet d’une réfection en tuiles, Les Couvreurs Versaillais détaillent les étapes dans leur article refaire une toiture en tuile. Et si une fuite apparaît malgré l’écran, notre guide fuite de toiture aide à en trouver l’origine.

Sources : Chausson / Elos — Mise en œuvre des écrans souples de sous-toiture HPV, nouveau DTU 40.29 · QuelleEnergie — L’écran sous-toiture : la protection de votre logement · Batiproduits — Écran de sous-toiture HPV Koratech ST 160-AD (fiche produit).

questionsfréquentes

L’écran de sous-toiture est-il obligatoire ?

Pas partout. Selon QuelleEnergie, les DTU le recommandent et le rendent obligatoire pour les couvertures à claire-voie, les toitures à faible inclinaison et les sites exposés (montagne, littoral). Il est posé sur la plupart des réfections, car l’ajouter plus tard oblige à déposer la couverture.

Quelle différence entre un écran HPV et un pare-vapeur ?

L’écran HPV est posé côté extérieur, sous les tuiles : il arrête la pluie et laisse sortir la vapeur. Le pare-vapeur est posé côté intérieur, sous l’isolant : il bloque la vapeur d’eau produite dans la maison. Les deux se complètent dans une toiture isolée.

Combien coûte la pose d’un écran de sous-toiture ?

QuelleEnergie indique 0,70 € à 24 € le m² pour le produit et 10 à 20 € le m² de main-d’œuvre. En rénovation, il faut ajouter la dépose et la repose de la couverture, qui représente l’essentiel du coût des travaux.

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