Couvreurs à Versailles › Lexique › Support de couverture
Qu’est-ce qu’un support de couverture ?
Le support est la couche cachée qui relie la charpente au revêtement du toit. Sa nature dépend du matériau posé, et son état décide de la tenue des tuiles ou des ardoises.
Le support de couverture est l’ensemble des éléments posés sur la charpente qui reçoivent et fixent le revêtement du toit : liteaux, voliges, panneaux ou pannes, selon le matériau.
- 1Tuiles
- 2Liteaux
- 3Contre-liteaux
- 4Écran de sous-toiture
- 5Isolant
- 6Pare-vapeur
- 7Platelage (voliges)
- 8Chevrons
À quoi sert cette couche
Entre les chevrons et les tuiles, il y a une couche que l’on ne voit jamais depuis la rue : le lit de bois ou de métal sur lequel le revêtement est accroché. Sur le schéma en coupe ci-dessus, ses éléments sont surlignés en orange : le platelage, les contre-liteaux et les liteaux. Ce lit a trois fonctions :
- recevoir le revêtement et transmettre son poids aux chevrons ;
- tenir les fixations : clous, crochets, pattes métalliques, vis et autres accessoires ;
- laisser circuler l’air sous les tuiles ou le métal, pour sécher l’humidité.
Un toit dont le lattis est sain garde des rangs droits pendant des décennies, et l’utilisation des combles n’y change rien. Quand il se dégrade, les tuiles ondulent, les ardoises glissent et les fixations ne tiennent plus.
Les types de support suivant le matériau
Le choix ne se fait pas au hasard : chaque revêtement a sa règle de pose, dont la référence est le DTU de la série 40 qui le concerne (la liste à jour est publiée par Batirama). Le tableau résume les cas courants.
| Revêtement | Pose courante sur | Référence |
|---|---|---|
| Tuile à emboîtement | Liteaux | NF DTU 40.21 |
| Tuile plate | Liteaux | NF DTU 40.23 |
| Tuile canal | Voliges jointives ou liteaux | NF DTU 40.22 |
| Ardoise naturelle | Liteaux ou voliges | NF DTU 40.11 |
| Zinc | Voligeage continu | NF DTU 40.41 |
| Bac acier nervuré | Pannes, sans lattis | NF DTU 40.35 |
Les liteaux sont des tasseaux cloués perpendiculairement aux chevrons. Le calepin de chantier de la CAPEB rappelle que leur section dépend de l’écartement des chevrons et que leur écartement correspond au pureau de la tuile.
Les voliges sont des planches minces posées jointives ou presque, qui forment un platelage continu. Pour le zinc, la fiche du ministère de la Culture sur le couvreur zingueur parisien décrit une volige en sapin clouée sur les chevrons, qui sert de base aux feuilles. Pour la tuile canal, le calepin CAPEB montre la pose sur voliges jointives ou sur liteaux, selon le modèle.
Les panneaux de bois, quand on veut un plan rigide, ou de type isolant dans le cas du sarking, jouent le même rôle avec une épaisseur plus importante.
Le bac acier se fixe directement sur les pannes, sans lattis : ses nervures lui donnent la raideur nécessaire pour franchir l’écart entre deux pannes. Les fixations traversent alors le sommet des nervures et reçoivent une rondelle d’étanchéité ; leur nombre et leur position suivent la notice du fabricant, qui fait référence. Pour une isolation thermique intégrée, on utilise des panneaux sandwich : deux parements d’acier autour d’un isolant, qui servent à la fois de base et de parement. Voir la définition du bac acier.
Contre-liteaux, écran et ventilation
Quand un écran souple est posé, le support se dédouble, suivant un ordre précis. Le calepin CAPEB montre, sur les chevrons, l’écran souple posé tendu, puis une contrelatte d’au moins 2 cm de hauteur, clouée au centre de chaque chevron, puis les liteaux : d’où le nom de contre-liteau. Cette contrelatte crée une lame d’air sous les tuiles et laisse s’écouler l’eau qui passerait l’écran. Pour l’ardoise, la CAPEB rappelle que le DTU 40.11 révisé, publié en décembre 2020, fait reposer liteaux ou voliges sur des contrelattes dès qu’il y a un écran souple, la contrelatte ayant alors la largeur du chevron sous les voliges. La pose des écrans elle-même relève du DTU 40.29.
Sur les toitures anciennes, ces règles techniques ont une conséquence pratique : on ne peut pas glisser un écran sous un lattis existant. Il faut déposer le revêtement, poser l’écran, les contre-liteaux, puis un lattis neuf. Voir la définition de la sous-toiture.
Supports d’étanchéité des toits plats et des bâtiments
Sur un toit plat ou à très faible pente, on ne parle plus de lattis mais de supports d’étanchéité : bois, béton ou bacs d’acier qui reçoivent un isolant et une membrane d’étanchéité. Plateaux de couverture et caissons d’acier, qui portent l’isolant, se rencontrent surtout sur les bâtiments industriels. Ces solutions relèvent d’autres règles que les couvertures en pente et appartiennent à une autre catégorie de travaux. Le même vocabulaire se retrouve en façade : un bardage métallique se pose lui aussi sur une ossature, et beaucoup de fabricants vendent dans la même gamme les produits de couverture et de bardage.
Signes d’un lattis à remplacer
Un lattis se dégrade sans bruit. Les indices :
- des rangs de tuiles qui ondulent ou un faîtage qui se creuse entre deux fermes ;
- des ardoises qui glissent parce que les fixations ne tiennent plus dans un bois pourri ;
- depuis le comble, des liteaux noircis, cassés ou attaqués par les insectes ;
- pour le zinc, des voliges qui fléchissent sous le pied et des feuilles qui se déforment ;
- des fixations rouillées et des accessoires de ventilation bouchés en bas de pente.
Lors d’un remaniement, le couvreur peut trier les tuiles et contrôler le lattis par la même occasion. Quand le bois est abîmé sur une grande partie du toit, la réfection complète devient plus logique qu’un remplacement à l’unité.
Coût d’un voligeage ou d’un écran neuf
Dans l’exemple de devis de Prix-travaux-m2 (mis à jour en août 2026) pour un toit en zinc de 95 m², le voligeage bois de 22 mm d’épaisseur est affiché à 20 € HT le m², et l’écran HPV à 10 € HT le m². Ces prix s’ajoutent à la dépose et à la repose du revêtement. Avant de contacter une entreprise, notez la surface du toit et le revêtement en place. Pour le coût total de la couverture, support compris, nos repères de prix de réfection de toiture à Versailles donnent les montants par matériau.
À Versailles, où l’ardoise est fréquente, la pose se refait le plus souvent sur liteaux ou voliges : la page toiture ardoise des Couvreurs Versaillais en montre la mise en œuvre. Si vous profitez des travaux pour isoler par l’extérieur, leur page sur le sarking à Versailles explique comment des plaques isolantes viennent sur les chevrons, sous le nouveau lattis, pour de meilleures performances thermiques. Pour vos projets, vous pouvez prendre contact avec eux ou demander plusieurs devis à d’autres entreprises de toiture-couverture, comme partout en France.
Sources : Batirama — La liste des DTU (Documents techniques unifiés) à jour · CAPEB — Calepin de chantier : couvertures en tuiles · CAPEB — DTU 40.11 : couvertures en ardoises naturelles · Ministère de la Culture — Fiche d’inventaire du patrimoine culturel immatériel : les savoir-faire du couvreur zingueur parisien · Prix-travaux-m2 — Exemple de devis toiture zinc.
questionsfréquentes
Quelle différence entre liteaux et voliges ?
Les liteaux sont des tasseaux espacés, adaptés aux tuiles et à l’ardoise. Les voliges sont des planches posées jointives ou presque, qui forment un plan continu ; elles sont nécessaires sous le zinc.
Faut-il changer le support en refaisant le toit ?
Presque toujours lors d’une réfection complète, surtout si l’on ajoute un écran : il faut alors des contre-liteaux et un lattis neuf. Lors d’un simple remaniement, on ne remplace que les pièces abîmées.
Quelle norme s’applique ?
Le DTU de la série 40 propre à chaque matériau : 40.11 pour l’ardoise, 40.21 et 40.23 pour les tuiles de terre cuite, 40.41 pour le zinc, 40.35 pour l’acier nervuré, et 40.29 pour les écrans souples.